Mouvement du Nid

9 février 2015

Arrêté municipal à Nîmes : les pouvoirs publics doivent soutenir les victimes de la prostitution, et non pas les verbaliser !

Face à une supposée recrudescence de la prostitution sur Nîmes, l’adjoint au maire en charge de la sécurité annonce, dans le journal Midi-Libre du 6 février 2015 un arrêté spécifique et des verbalisations. Le Mouvement du Nid s’indigne d’une telle proposition qui méconnaît la réalité de la prostitution et désigne une fois encore les personnes prostituées comme des coupables et des délinquantes.

une action de la Délégation du Gard

Les personnes prostituées sur Nîmes sont essentiellement des personnes étrangères en situation de traite. Elle subissent les contraintes et les violences extrêmes des réseaux et des "clients". Elles sont dans l’impossibilité de se défendre de par leur isolement et la forte pression des réseaux.

La proposition de loi adoptée le 4 décembre 2014 par l’Assemblée nationale, à l’ordre du jour du Sénat les 30 et 31 mars 2015, reconnaît aux personnes prostituées le statut de victimes.

Novateur, cette proposition de loi, refonte globale des politiques publiques,

  • abroge le délit de racolage ;
  • renforce la lutte contre les proxénètes et la traite des êtres humains ;
  • créé un parcours de réinsertion accompagné par l’ensemble des services de l’État et collectivités territoriales ,
  • impulse une politique d’éducation à la sexualité respectueuse de l’autre ;
  • affirme la responsabilité des "clients" en créant un délit de recours à la prostitution.

La Délégation du Mouvement du Nid renouvelle sa demande pour qu’une réflexion départementale soit engagée afin de traiter, dans le respect de la dignité humaine et en conformité avec les textes abolitionnistes dont la France est signataire, le problème de la prostitution sur Nîmes qui fait partie du continuum des violences faites aux femmes.

Dans les médias

11 février 2015
France Bleu Gard Lozère

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