Les intervenant-e-s ont évoqué d’abord la prostitution en tant qu’organisation et système, dont les trois acteurs - personne prostituée, proxénète, "client" prostitueur - sont inextricablement liés. Des analyses suivirent, sur la libre disposition de son corps et la prostitution, ou encore une communication intitulée "l’acte prostitutionnel dans la pénombre du droit civil".
En effet, ni délit ni métier, la prostitution baigne dans un flou juridique qui complique les interventions, un fait encore aggravé par les nombreuses situations clandestines : la plupart des personnes prostituées à Caen sont aujourd’hui des "clandestines", des étrangères sans papiers, soumises à de constants déplacements pour ne pas "lasser" la "clientèle".
Dans un article au quotidien Ouest-France (à télécharger sur cette page) du 28-29 novembre 2009, Marie-Françoise Le Brizaut, déléguée départementale du Mouvement du Nid, a décrit ces difficultés. Un autre constat est fait par la délégation, rejointe par les services municipaux : la fréquence des violences [1], de toute nature auxquelles sont exposées les jeunes femmes, dont les "clients" prostitueurs plus ou moins alcoolisés sont les responsables.