Mouvement du Nid

décembre 2018

Essonne : Isolement et violences dans les forêts départementales

En 2018, sept membres de la délégation de l’Essonne participent aux rencontres sur le terrain, pour un total de 400 heures bénévoles et une soixantaine de personnes prostituées rencontrées.

une action de la Délégation de l’Essonne

Dans le département de l’Essonne, la prostitution dans les lieux publics s’effectue le long des routes et en forêt. Pour des raisons de sécurité, cette activité a lieu exclusivement en journée. Les personnes rencontrées vivent à Paris ou en proche banlieue pour la plupart.

De nombreux lieux de prostitution sont aussi identifiés en Seine-et-Marne. Comme aucune association n’agit dans ce domaine dans ce département, la délégation s’est organisée avec le procureur de la République et le commissaire de police de circonscription de Fontainebleau pour coordonner des prises de contact avec les personnes prostituées, dans les forêts de Ferrières et de Fontainebleau.

Sept membres de la délégation de l’Essonne participent aux rencontres sur le terrain, pour un total de 400 heures bénévoles et une soixantaine de personnes prostituées rencontrées. Celles-ci sont généralement d’origine bulgare ou roumaine, ou encore Africaines ou Sud-Américaines.

Les rencontres commencées en 2017 sur le secteur de Grigny-la-Grande-Borne ont été interrompues, mais de nouvelles modalités vont être mises en place sur ce secteur en lien avec les services départementaux.

Des difficultés financières associées à l’accroissement de l’activité d’accompagnement réalisée par la délégation ont abouti à un certain recul de l’activité de rencontre dans l’Essonne. L’équipe constate toutefois plusieurs faits marquants en 2018 :
• L’arrivée de très jeunes personnes, d’origine nigériane, en forêt de Fontainebleau ;
• La diminution importante du nombre de personnes en forêt de Sénart, et leur mobilité (elles restent peu de temps au même endroit) ;
• Une action importante des riverains de certaines communes contre les personnes prostituées, ainsi qu’un nombre important d’interpellations de "clients" dans ce secteur (70 en 6 mois).

L’accueil reçu est variable : les nouvelles personnes rencontrées sont très méfiantes, les personnes connues depuis longtemps sont très chaleureuses.
L’équipe est témoin des luttes de territoire entre groupes de différentes origines (africaines, roumaines, bulgares...) et les personnes trans, entraînant parfois des actes de violences entre elles ; la dégradation de leur situation (concurrence accrue, problèmes de santé et de précarité...).

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