Mouvement du Nid

Numéro 168-169 / Prostitution, une violence sans nom

Ces numéros 168 (vol.1 La prostitution, une violence en lien avec toutes les autres violences) et 169 (vol.2 Du déni à la dénonciation, la longue marche), sont épuisés.

Ils ont été ré-édités en un seul volume :
Prostitution, une violence sans nom , 2010, broché 72 pages, 5€50.
Pour vous le procurer, deux solutions :
- Utilisez le bon de commande sur le site du Mouvement du Nid ;
- Sur papier libre, indiquez-nous le nombre d’exemplaire(s) désiré, le titre de la parution : Prostitution, une violence sans nom et vos coordonnées postales pour la livraison. Votre règlement est à joindre à votre courrier, par chèque à l’ordre du "Mouvement du Nid". Ajoutez 5 euros pour les frais de port, quel que soit le nombre d’exemplaire(s) désiré.

À renvoyer à l’adresse ci-dessous :
Mouvement du Nid
8 bis rue Dagobert BP63
92114 Clichy Cedex

Dans le cadre de la Grande Cause nationale 2010 portant sur la lutte contre les violences à l’encontre des femmes, et à l’occasion du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, nous vous proposions deux numéros hors-norme de Prostitution et Société, appuyés sur de nombreux travaux internationaux, des témoignages et analyses de personnes prostituées, l’expertise d’acteurs sociaux de tous domaines.

Ces deux numéros spéciaux de Prostitution et Société sont dorénavant épuisés. Nous les avons rassemblés en une seule publication, Prostitution, une violence sans nom, que vous pouvez commander au prix de 5€50.

Nourri du travail de terrain réalisé par le Mouvement du Nid - France auprès des milliers de personnes prostituées, Prostitution, une violence sans nom donne aussi la parole à des acteurs sociaux engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes, pour relayer leur expérience, leurs actions et les obstacles qu’ils rencontrent. Véritable travail d’investigation, Une violence sans nom révèle les résultats de dizaines d’enquêtes internationales menées dans le quotidien des personnes prostituées.

C’est l’occasion d’un état des lieux complet des différentes formes de violences rencontrées dans le système prostitutionnel et d’une réflexion sur leur ancrage au sein de toutes les violences sexistes. Outil pratique et tourné vers l’action, il propose des pistes pour agir dès aujourd’hui, et offre un argumentaire qui démolit quelques idées fausses encore trop répandues...

La prostitution, une violence sans nom / SOMMAIRE

- Partie 1 : La prostitution, une violence en lien avec toutes les autres violences

- Introduction : la prostitution, une violence occultée

- Chapitre 1 : La prostitution, une arme de domination

Transversal à l’ensemble des sociétés, le patriarcat — avec ses lois, ses cultures, ses traditions, ses religions — a instauré un droit des hommes sur les femmes, sur leur corps et leur sexualité. Assignées à un devoir de production, de reproduction ou de plaisir, elles ont de tout temps représenté un territoire privilégié d’appropriation et de domination dont la première arme a été — et reste — la violence sexuelle.

  • Le produit des inégalités / Une violence sexiste / Une violence colonialiste
  • Violence sexuelle punitive, une affirmation de la suprématie du masculin

- Chapitre 2 : Une violence contre les femmes

La prostitution est un maillon d’une chaîne qui comporte l’inceste, le viol, la violence conjugale, le harcèlement sexuel... Elle fait partie d’un système global de mise à disposition des corps — notamment féminins — pour l’usage masculin. Elle n’est pas le fait d’une malchance personnelle ou d’un vice particulier mais trouve ses causes réelles au plan social, économique, culturel, politique.

  • Des violences indissociables / Violences conjugales et prostitution / Viols et prostitution / Harcèlement sexuel et prostitution / Et la violence pornographique ? / Inceste et prostitution
  • La violence, un terreau pour le système prostitutionnel / La prostitution, une maltraitance résultant de maltraitances / Un outil de repérage pour les proxénètes

- Chapitre 3 : Violence prostitutionnelle, état des lieux

La violence prostitutionnelle n’a pas un caractère accidentel mais structurel.
Elle est aussi bien physique, sexuelle, psychologique, économique.
Les agressions, les viols, et même les meurtres constituent l’ordinaire du paysage prostitutionnel.

  • Un quotidien à hauts risques / Des exemples universels / La violence... et la menace de la violence
  • Les violences des "clients" prostitueurs / Premiers agresseurs des personnes prostituées / Une violence omniprésente, et pas seulement dans la rue / Les violences psychologiques, les violences verbales / Les violences contre les transsexuelLEs
  • Les violences des proxénètes / Les compagnons, les maris / Les trafiquants / Les tenanciers / Les violences entre personnes prostituées
  • Violence étatique, violences policières, violences judiciaires / violence du regard social
  • Une violence en soi / Conséquences psychiques de la dissociation / Une expérience schizoïde
  • Des conséquences sur la santé physique et psychologique / L’état de stress post-traumatique

- Partie 2 : Du déni à la dénonciation, la longue marche

- Chapitre 1 : Violence prostitutionnelle, un déni individuel, social et politique

Des arguments ont toujours été avancés pour déresponsabiliser les auteurs de violences et justifier leurs crimes : frustration sexuelle, moment de folie ou élan de passion, emprise de l’alcool… le report de la responsabilité a longtemps pesé sur la victime (provocante, menteuse...). Il en est de même de la prostitution. La société a pris soin de la légitimer, de construire l’idée de son utilité sociale en faisant peser la culpabilité sur la personne prostituée, elle-même souvent conduite à minimiser les violences qu’elle subit.

  • Des personnes sans paroles / Parole impossible / Parole confisquée
  • Le déni au plan personnel / La minimisation / L’agresseur disculpé
  • Le déni au plan social et politique / Nouvelles armes politiques de légitimation / Des violences rebaptisées "compétences" / Un nouveau concept, la "victimisation" / Un déni orchestré par les médias / La chasse aux "victimistes" féministes / Un alibi, les "femmes clientes"
  • Le déni de l’histoire
  • Le déni de la traite
  • Les processus communs aux dénis des violences / Les masques idéologiques / Langage libéral, "choix individuel", le fait de "nature", culpabilisation et déshumanisation

- Chapitre 2 : la dénonciation des violences

Étape par étape, au moyen de campagnes publiques, les féministes ont rendu visibles et dénoncé le viol, les violences conjugales, l’inceste, le harcèlement sexuel. Elles ont revendiqué le droit pour les femmes à disposer de leur corps, imposé l’idée que « le privé est politique ». La séculaire présomption d’innocence en faveur de l’homme a fait place à l’engagement de sa responsabilité. Reste à engager une politique équivalente sur la prostitution.

  • L’évolution juridique de la notion de violence / viol : de la complaisance à la criminalisation
  • Un chemin pour libérer la parole / Femmes fières, femmes debout / Entretien avec Viviane Monnier

- Chapitre 3 : le temps d’agir

Face au constat de la violence inhérente au milieu prostitutionnel, l’idée commune veut qu’il suffise d’ouvrir des établissements où sécurité, droits - tout ce que la logique carcérale des bordels a toujours refusé au personnes prostituées - seraient garantis. Contre cette légitimation de fait, qui n’aboutirait qu’à cacher la violence, à enrichir les réseaux et promouvoir la demande des prostitueurs, nous appelons à une politique à même d’abolir le système de domination que constitue la prostitution.

  • NON à la dépénalisation du proxénétisme / L’échec des "légalisations" / Une violence ne s’aménage pas
  • OUI à une véritable politique abolitionniste / Au plan social et politique / Accueillir et accompagner les personnes / Faire des liens entre les violences, une urgence ! / Former les acteurs sociaux / Miser sur l’éducation et la prévention / Faire évoluer les lois / Une action réparatrice, des moyens pour se reconstruire

Conclusion : Une piste encourageante et sans précédent. Les hommes qui disent non à la prostitution

- Les adresses utiles : 25 associations membres du Collectif Grande cause nationale 2010 contre les violences faites aux femmes.

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