Mouvement du Nid

2010-2011

Témoignages des personnes que nous accompagnons

Chaque année, le Mouvement du Nid rencontre plus de 5000 personnes prostituées dans les 32 villes françaises où il est présent. Régulièrement, certaines d’entre elles nous partagent un témoignage du chemin parcouru ensemble.
En voici quelques extraits... issus de nos rapports d’activité 2010 et 2011.

Nadia : « Au début, j’étais méfiante, je les ai pris (ndlr, les bénévoles du Mouvement du Nid) pour des flics, ensuite j’étais gênée, je ne disais rien. Et puis des liens se sont créés, j’ai pris l’habitude d’aller aux permanences, et la décision a été irrémédiable. »

Raphaël : « Il y avait quelqu’un du Mouvement du Nid qui passait quand j’étais au trottoir. Au début, je ne parlaispas avec lui (...) Un jour, je l’ai contacté. Je voulais arrêter, reprendre ma vie en main »

Jeanine : « Lorsque des femmes essayent de retrouver une dignité humaine, souvent, personne n’est là pour leur tendre la main. Et le soir, elles se retrouvent dans la solitude. C ’est ça qui est le plus dur. Car, dans la prostitution, on vit dans l’illusion. On est seule et en même temps on n’est pas seule. L ya toujours du monde autour de nous. »

Florence, a quitté la prostitution à 64 ans : « Chers amis du Mouvement du Nid qui m’avez aidée à « faire le pas ». Vous avez eu confiance en moi. Vous m’avez crue quand je vous ai dit « je veux arrêter ». Cette confiance, je ne l’oublierai jamais, m’a propulsée en avant. »

Nella :« Le Nid, c’est là où je suis accueillie et où je trouve du soutien. C’est quelque part une famille, un nouveau commencement. C’est l’espoir de s’en sortir, de commencer une nouvelle vie sans la prostitution, si possible ».

Anonyme, septembre 2011 :« J’avais trop peur de demander à ma famille de m’aider, alors qu’ils l’auraient fait. J’avais trop peur qu’ils me qualifient d’irresponsable en leur avouant mes chèques impayés et mes retards de loyer »

Marina : « Le plus dur à vivre dans la réinsertion, c’est les paperasses. Et apprendre à compter avec le fric. Au tapin, on a la folie des grandeurs. Là, on se casse la gueule de bien haut »

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