Suzzan Blac : Votre souffrance est réelle.

On associe généralement à  l’art l’idée du beau, du plaisant, de l’agréable. Le tableau réussi est celui qui flatte l’œil et que l’on aimerait bien voir orner notre salon. Mais il y a une autre forme d’art qui embarrasse tant les esthètes : l’art du laid, l’art qui dérange, l’art coup-de-poing, l’art qui amplifie et met à  nu l’horreur du réel au lieu de l’embellir quand la sensibilité du public est devenue trop émoussée pour la reconnaître comme telle. L’art qu’on aimerait bien cacher ! C’est à  cette seconde sorte d’art qu’appartient l’œuvre de Suzzan Blac, une œuvre qui préfère la vérité la plus crue à  la grâce mensongère et qui hurle l’atrocité de ses expériences vécues.