Un toit pour toutes

254

Avec l’emploi, l’accès au logement constitue l’écueil majeur auquel se heurtent les personnes qui souhaitent quitter une situation de prostitution. Si elles ne disposent pas d’un toit où elles peuvent se sentir protégées, d’une adresse fixe qui leur assure une sécurité administrative, elles courent un risque important : être à nouveau victimes de la prostitution. Face au manque criant de places ou
à des structures mal adaptées, les personnes sont également exposées à des violences accrues.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les possibilités de logement se sont encore réduites, tandis que le déconfinement augmente le risque prostitutionnel, en accentuant les précarités.

Il est souvent difficile de savoir où sont logées les personnes en situation de prostitution, tant elles demeurent discrètes sur leurs conditions de vie : elles peuvent craindre les représailles du réseau qui les loge, du « petit copain » exploiteur ou vouloir cacher qu’elles louent, à des prix prohibitifs, des chambres à des marchands de sommeil où elles s’entassent à deux, trois ou plus. Comme elles n’ont évidemment pas de contrat de location, elles risquent à tout moment d’être expulsées. Certaines qui ne savent pas où dormir errent dans les gares, les squats…

Recevez nos derniers articles par e-mail !
Lettres d'information
Recevez nos derniers articles par e-mail !
S'abonner

Ces personnes arrivent souvent à la permanence d’une délégation du Mouvement du Nid ou dans une autre association au moment où elles ont besoin d’aide pour trouver où dormir.

Avoir un toit est une priorité pour sortir du système d’exploitation. De plus, comment pourraient-elles entamer des démarches d’insertion, se projeter dans l’avenir si elles ne disposent pas d’une adresse stable ?

Retrouvez l’intégralité de notre dossier ici PS204DOSSIER

Ainsi que l’interview de Marie Cervetti, directrice du FIT, Une femme, un toit