Prévention dès la 6e dans les collèges parisiens

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En 2019, la délégation de Paris a rencontré près de 900 élèves, essentiellement des collégien·nes. « Nos interventions, majoritairement sous forme de groupes de parole, ont su convaincre les différents établissements scolaires partenaires », se réjouit la délégation. À son crédit, une approche pédagogique dynamique et ludique, qui prend en compte l’hétérogénéité des élèves.

Le programme pédagogique, qui s’inscrit dans le champ de l’éducation à la vie affective et sexuelle, aborde les thématiques de l’estime de soi, des relations affectives et amoureuses, des représentations de la sexualité. Il offre aux élèves de reconnaître et questionner les stéréotypes sexistes, l’homophobie, la manipulation amoureuse. Avec discernement et en s’appuyant sur les problématiques propres à l’établissement, d’après les échanges avec le personnel socio-éducatif, l’équipe aborde également les violences sexuelles, le cyberharcèlement et les conduites prostitutionnelles. « La prostitution devient une thématique essentielle de nos interventions dès la 4e », observe l’équipe. Selon les demandes, des aspects sont plus approfondis, comme par exemple dans ce collège où des cas de cyberharcèlement avaient été enregistrés : « Un travail important a été fait sur la question des réseaux sociaux dans la vie affective, amoureuse et sexuelle. En effet, l’infirmière scolaire nous avait prévenu que la violence entre les élèves avait tendance à s’exercer par écrans interposés. »

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Les intervenant·es s’appuient sur plusieurs supports d’intervention (cartes-messages, vidéos et théâtre forum) et travaillent en groupes de parole rassemblant un nombre réduit d’élèves, parfois non-mixte : pour être efficace, l’intervention doit créer un lieu d’échange en toute confiance.