Actus prostitution

Les événements qui ont retenu notre attention, dans tous les domaines liés au système prostitutionnel.

Un réflexe, faire des victimes les coupables.

18 mois de prison avec sursis, 24 mois dont 12 avec sursis. Le 1er décembre 2017, le jugement du tribunal correctionnel d'Alès a été prononcé à  l'encontre de deux hommes accusés d'avoir été « clients » de deux jeunes filles prostituées de 15 et 16 ans. La défense a bien entendu tenté de faire peser les responsabilités et les fautes sur les victimes.

Sugarbabies : les « camionneurs » au tribunal ?

Une enquête pour « proxénétisme aggravé » a été ouverte par le parquet de Paris le 26 octobre 2017 suite à  la campagne publicitaire pro prostitution menée devant les universités parisiennes. Bonne nouvelle, ça ne passe plus ! Mais les marchands de femmes se sont tout de même offert un beau coup de pub!

Les mineures néerlandaises premières victimes de la traite

Au moins 1320 Néerlandaises âgées de 12 à  17 ans sont victimes chaque année de prostitution aux Pays-Bas, selon un rapport national du 18 octobre 2017 sur la traite et la violence sexuelle publié avec le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc). Un chiffre effarant puisqu'elles seraient ainsi presque la moitié des femmes victimes de la traite des êtres humains dans l'industrie du sexe néerlandaise.

Au Luxembourg, des avancées !

Mi abolitionniste mi réglementariste, donc mi chèvre mi chou, le Luxembourg évolue. Aides à  la sortie de prostitution, sanctions pour le client, renforcement de la lutte contre le proxénétisme! La couleur abolitionniste se renforce mais le pays n'ose pas tirer toutes les conséquences de ses réflexions.

Clients, vous êtes filmés !

C'est la mention que porte un panneau d'affichage à  la lisière de la forêt de Sénart, en Essonne. Une caméra de surveillance est là  pour dissuader les clients et leur rappeler qu'ils sont désormais passibles d'une amende de 1.500 €. Un changement de regard inédit dans un pays où tant de voix s'élèvent encore pour protéger cet archaïque « droit de l'homme »! Mais une initiative qui ne peut fonctionner qu'à  la condition de ne pas oublier le volet social de la loi, apparemment beaucoup plus long à  mettre en place.

Belgique : pour en finir avec un « bordel sans nom » ?

Les récentes positions du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS), en faveur du « combat des femmes », ont surpris en Belgique. Après des décennies de politiques locales bricolées au coup par coup, ce que des abolitionnistes appellent dans une récente tribune un « bordel sans nom », le débat sur la prostitution semble lancé. Même les médias s'en emparent suite à  l'affaire de la publicité à  destinations des étudiantes pour un site de « Sugar Daddies ». Du jamais vu dans un pays où Dodo la Saumure, proxénète notoire, a pignon sur rue et dans les médias.

« I am Jane Doe » dénonce Backpage

Aux Etats-Unis, un documentaire frappe un grand coup pour dénoncer l'ampleur de l'exploitation sexuelle des adolescentes qui trouve grâce à  Internet et la complicité de certains sites comme Backpage.com son eldorado.

Israël en route vers le modèle nordique

Un « vote historique ». C'est le mot qu'a employé Aliza Lavie, la présidente à  la Knesset de la sous-commission de lutte contre le trafic d'êtres humains et la prostitution, après le vote, le 19 juillet 2017, d'une proposition de loi prévoyant un plan de lutte contre la prostitution, des alternatives pour les personnes souhaitant la quitter et la pénalisation des clients.

Allemagne : une nouvelle loi qui ne satisfait personne

Le 1er juillet, la nouvelle loi allemande sur la prostitution est entrée en vigueur. Issu du constat d'échec de la loi de 2002 qui légalisait la prostitution, rendait l'ouverture de bordels presque sans contrôle, et ne protégeait pas les femmes victimes de la prostitution, le nouveau texte ne satisfait personne.

Election britannique : quel effet sur la législation sur la prostitution?

Avec l'approche d'une élection surprise au Royaume-Uni, où en est-on des lois sur la prostitution ? La Première ministre, Theresa May, a jeté un pavé dans la mare en annonçant la tenue des prochaines élections législatives le 8 juin. Le grand enjeu de ce scrutin est sans doute le Brexit, mais que le peuple britannique opte pour un changement ou préfère conserver le statu quo, quel effet cela aura-t-il sur la législation sur la prostitution? Explications de notre correspondante au Royaume-Uni
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