La délégation du Vaucluse renaît en antenne

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La délégation du Vaucluse avait du fermer il y a quelques années faute de bénévoles. Grâce à la mobilisation de plusieurs militantes, une nouvelle équipe remet en place une antenne, déjà active.

L’équipe compte déjà une bonne dizaine de bénévoles, explique Philippe Gastrein, responsable de l’antenne et ancien militant à Mulhouse (Haut-Rhin), dont trois qui ont suivi la session de base (formation) nationale.

Des bénévoles ont déjà commencé les sorties sur les lieux de prostitution, dans les rues d’Avignon. Globalement, celle-ci se déploie selon trois axes différents. Des camionnettes le long du Rhône, avec une population assez mélangée en termes de nationalités. Celles-ci sont souvent là depuis longtemps, et ont déjà rencontré des associations. Beaucoup sont âgées, de parfois 65 ans. Elles vivent souvent dans une très grande précarité, et sont parfois deux par camionnette.

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Deuxième lieu identifié, à l’intérieur des remparts de la ville, où ce sont majoritairement des femmes originaires d’Algérie qui sont dans la rue.

Enfin, on retrouve la prostitution nigériane dans un autre quartier : « On sent qu’elles ont très peur », explique Philippe Gastrein. Elles sont contentes de nous voir, mais on ne peut pas rester trop longtemps. C’est la première fois que je vois ça, çà ce point là ».

Les sorties ont lieu une fois tous les quinze jours pour le moment, le temps que la délégation continue de se développer. Elles permettent de rencontrer 5 à 12 personnes.

Retrouver l’antenne du Vaucluse sur Instagram et Facebook

Le Vaucluse content de retrouver le Mouvement du Nid

L’antenne a également commencé à rencontrer toutes les structures du département et à mettre en place des relais, notamment avec La Croix Rouge, le Planning familial ou le CIDFF. Elle fait par ailleurs partie d’un collectif féministe qui a manifesté le 25 novembre.

Enfin, l’équipe envisage des interventions en établissements scolaires. Le contact a pu être rapidement établi car deux des bénévoles sont enseignant·es.

Pour conclure, Philippe se satisfait que le Mouvement du Nid reste connu localement et de l’attente des partenaires: « Les gens de la mairie nous mettent à dispo des salles et il y a un bon soutien. On rencontre pas mal de monde qui connaissent le Mouvement du Nid et sont contents qu’on se relance. Nous avons également un très bon contact avec la déléguée départementale aux droits des femmes ».

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