Le Conseil constitutionnel valide la pénalisation des « clients »
Excellente nouvelle pour les abolitionnistes. Ce 1er février 2019, le Conseil Constitutionnel a rendu une décision très attendue. Oui, dépénaliser les personnes prostituées et porter la charge pénale sur les "clients" prostitueurs est bien conforme à la Constitution. La loi du 13 avril 2016 « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées » se voit ainsi puissamment confortée par les plus hautes instances de l'Etat. Il reste maintenant à accélérer sa mise en œuvre.
Les Français·es massivement favorable à la loi de pénalisation des « clients »
Une loi qui va dans le sens de l'histoire. Un sondage Ipsos publié parle Parisien du 21 janvier 2019 le confirme, au delà de toute attente. 71% des sondés se prononcent en faveur du maintien de la loi, ce chiffre montant à 84% pour les 18-24 ans !
#NabrogezPas : la grande mobilisation abolitionniste contre la QPC
L'enjeu est de première importance. A quelques jours de la décision du Conseil Constitutionnel qui choisira ou non, le 1er février 2019, d'abroger la pénalisation des « clients », les féministes abolitionnistes se font entendre avec une détermination renouvelée. Tribunes dans la presse, interventions de survivantes, ralliement d'un nombre croissant de personnalités! Face à la force des arguments, les « Sages » oseront-ils graver dans le marbre le « droit » des hommes à exploiter sexuellement des femmes quelles qu'en soient les conséquences pour elles et pour la société ?
Loi prostitution : Israël rejoint la France
C'est fait. Après une décennie de débats, la Knesset a voté le 31 décembre 2018 une loi de lutte contre la prostitution qui introduit les amendes imposées aux clients prostitueurs. Une fois de plus, le long travail qui a mené au vote a été porté majoritairement par des femmes, des députées de droite comme de gauche.
#metoo : les survivantes de la prostitution prennent la parole
Evénement sans précédent, pur moment d'histoire! Venues d'Afrique du Sud, d'Irlande, du Nigeria, du Congo, de Belgique et de France, des survivantes de la prostitution s'étaient rassemblées le 23 novembre en plein cœur de Paris. A la conjonction de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et du mouvement #Metoo, elles ont saisi l'assistance par la force de leur parole. Après des siècles d'occultation, de complaisance, de grivoiserie, elles dénoncent la violence prostitutionnelle. Une date clé dans l'histoire de l'abolition.
Samuel Little, « serial killer » ? Non, auteur de féminicide
90 meurtres, 90 « personnes ». Seul le chiffre a sidéré. Mais un « détail » a été à peine relevé. Ces 90 meurtres avoués par Samuel Little sont 90 fois l'expression de la haine que Little portait aux femmes. Car ce sont des femmes que Little a dénudées, étranglées, violées, massacrées. Des femmes, et les plus exclues et marginalisées d'entre elles, notamment des prostituées. On doute alors que ce détail en soit un.
Pour Nicoleta. Tombeau pour une femme oubliée.
Nicoleta avait 26 ans et la vie devant elle. Elle était roumaine. Ce qui reste d'elle aujourd'hui ? Quelques lignes à la rubrique "Faits divers". Avant l'oubli pur et simple, comme pour tant d'autres avant elle. Quelle a été son histoire ? Pourquoi a-t-elle du vivre le déchirement de quitter son pays, sa famille ? Comment a-t-elle été condamnée à un bout de trottoir en France et à toute la violence du monde ?
Nevada : les bordels légaux remis en question ?
Le débat sur l'interdiction des bordels légaux s'enflamme au Nevada. Des pétitions ont permis de mettre la question à l'ordre du jour au point qu'un référendum sera organisé dans le comté de Lyon lors des élections de novembre 2018.
Lancement d’une coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (GPA)
Plusieurs initiatives ont eu lieu en France et à l'international pour demander l'abolition de la maternité de substitution.
Gouvernement, Medicos del Mundo : l’abolition progresse en Espagne
L'Espagne, en pointe sur la lutte contre les violences faites aux femmes, en retard sur l'abolition ? Pas si sùr. Le nouveau gouvernement de Pedro Gonzalez est clairement abolitionniste et s'oppose à la création d'un syndicat se revendiquant du "travail du sexe". Quant à l'ONG Medicos del Mundo, le Médecins du monde espagnol, elle ne prend pas la même voie que son homologue en France, avec une campagne "Yo no soy Putero", je ne suis pas "client".

