Eudoxie : Tous les jours, je suis abattue…

Nous avons reçu ce texte de la part d'une jeune femme qui fut accompagnée par la délégation du Mouvement du Nid[Le Mouvement du Nid est l'éditeur de cette revue et de ce présent site. [Cliquez ici pour en savoir plus.]] du Nord-Pas-de-Calais, après avoir été prostituée dans des bordels de Belgique.
Aujourd'hui, elle prépare un livre, et nous sommes très fiers de publier cette tribune intitulée : "De l'abattage des animaux à l'abattage des putes, il n'y a qu'un pas. (Ou pourquoi une prostituée a fait le choix de devenir végétarienne)".

Clementina : Libre, mais pour faire quoi, pour aller où?

Clémentina a été reconnue victime de la traite des êtres humains. Enlevée dans son pays, l’Albanie, par un réseau, elle a tout subi : les pires violences des proxénètes et des « clients » puis l’indifférence d’une société qui n’a pas prévu les moyens nécessaires pour l’aider à se reconstruire. C’est le Mouvement du Nid qui a tout mis en œuvre pour lui permettre de croire encore en l’avenir ; avec du temps, de l’imagination et beaucoup d’amitié.

Mylène, « prostituée de luxe »

Jadis « hôtesse » en Allemagne, prostituée dite « de luxe », Mylène fait encore des cauchemars à l'idée d'en parler.

Carole : Toutes les violences subies polluent ma vie.

Après avoir passé trois ans dans la prostitution et les bars à champagne de Belgique, Carole est hantée par ce qu’elle a vécu. Loin des images branchées et libertaires des médias, elle décrit un système fondé sur la violence, le racket, le racisme, la dépossession de soi. Son sentiment ? Celui d’avoir passé ces années enfermée dans une cave.
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Roxane : « je vais mieux, mais l’après, c’est compliqué » !

Roxane revient sur son parcours après la sortie prostitution, 18 mois après son premier témoignage

Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir d'envisager un projet professionnel et une autre vie.

Fiona, 2/2 : Dans le milieu tout le monde se tait.

En onze mois, j’ai connu sept établissements. C’était en Belgique, à la frontière française. Il y a une route avec 45 bars, à vingt...

Melanie : « Au Carlton, nous avons été projetées en pleine lumière »

Mélanie était partie civile au procès duCarlton à Lille, aux côtés de trois autres jeunes femmes. Depuis 2015, elle se bat pour retrouver une vie normale. Mais les traumatismes ont été tels que la reconstruction est difficile.

Stéphanie  : «  Quand j’entends parler de travail du sexe, je suis hors...

Pas d’enfance, une jeunesse fracassée par les violences de «  compagnons  » et de «  clients  ». Stéphanie a connu la prostitution de 2014 à 2016  : deux années qui lui ont laissé des cauchemars… et un surendettement.  Aujourd’hui, à 27 ans, elle sort de la culpabilité et réapprend tout avec un plaisir neuf. Une belle victoire, conquise de haute lutte.

Tima : « j’aurais préféré mendier, ou mourir, plutôt que de revivre ça »

Témoignage de Tima, dont le parcours montre l’importance vitale du réseau associatif et le bien fondé des parcours de sortie de prostitution.
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