Mariana : sortir de la prostitution, fière de dire que c’est possible!
Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2010, neuf années où Mariana n’a pas pu revoir sa fille, restée en Roumanie. Victime d’un réseau, Mariana s’échappe, mais une dénonciation mensongère la fait accuser elle-même de proxénétisme et menacer d’extradition. Grâce à sa rage de vivre et avec l’aide associative, elle est finalement reconnue comme victime de la traite. Aujourd’hui, Mariana vit en France avec sa fille, elle a un emploi, un compagnon et l’avenir devant elle.
Frère de banquise : « Je ne me suis pas réveillé à 14 ans...
Le jeune homme charmant que nous avons rencontré à Lyon souhaite être appelé « Frère de banquise »Une référence à « La petite fille...
« Entraînée à 15 ans dans la prostitution par un lover boy, elle y...
Comment Sabrina, une adolescente issue d’un milieu privilégié, choyée par sa famille, a-t-elle pu se retrouver dans un bordel belge ? Sa mère témoigne de...
Madeleine : « aujourd’hui, je vis sans peur »
Madeleine est gaie, volubile et rit beaucoup. De 2012 à 2019, elle a connu la prostitution pour survivre et financer les études de ses...
Stéphanie : La prostitution est évidemment beaucoup plus facile à théoriser qu’à « exercer »…
Stéphanie est une survivante de la prostitution, elle milite au sein de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES). Le 11 octobre 2009, dans le cadre du Forum Social Québécois, la CLES a présenté les résultats d'une recherche sur les "clients" prostitueurs. Stéphanie est intervenue à propos des regards que des femmes ayant une expérience dans l'industrie du sexe portent sur les "clients". Merci à elle et à la CLES, qui nous ont autorisé à diffuser son intervention.
Sonia : Je garde en moi une mutilation cachée.
Trente ans ont passé depuis que Sonia a fait l’expérience de la prostitution. Aujourd’hui, elle tente d’expliciter ce qui lui apparaît comme un marquage, physique et symbolique, une humiliation, un goùt de néant.
Un « client » : Les prostituées, un rêve d’enfance
Cet homme est aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Chef d'entreprise, divorcé, il recourt à la prostitution trois à quatre fois par mois, dans la rue, les bars ou les salons de massage, pour un budget moyen de 200 euros mensuels.
Laldja : « On est une cible »
Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit :
je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve? Voyager. Elle fait alors la connaissance d’un Français, marié, qui lui propose un certificat d’hébergement pour lui permettre de venir à Paris. C’est là qu’elle entame avec lui une liaison et que se noue le premier piège :
Il m’a proposé de faire des photos ; des photos un peu osées. Il avait déjà plus de 60 ans, mais était très séduisant, très beau parleur. C’était difficile de lui dire non.Ensuite, commencent le harcèlement, les menaces d’envoi des photos à la famille ou à la police.
« Pendant 2 ans, mon avocat m’a imposé des rapports sexuels »
Nezha, qui a subi violence conjugale, violence prostitutionnelle puis viols et attouchements de la part de son avocat, se demande si elle sera un jour reconnue comme victime.
Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.
Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.









