Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.
Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.
Melanie : « Au Carlton, nous avons été projetées en pleine lumière »
Mélanie était partie civile au procès duCarlton à Lille, aux côtés de trois autres jeunes femmes. Depuis 2015, elle se bat pour retrouver une vie normale. Mais les traumatismes ont été tels que la reconstruction est difficile.
Valérie : La prostitution, une dévalorisation permanente, où répondre au désir de l’autre est...
Valérie nous a confié avec humour et amertume onze ans de prostitution. Son témoignage n'a pas valeur de thèse sur cette activité, qu'elle a exercée comme d'autres, à la marge, en croyant être une dilettante, loin des stéréotypes de la rue ou du bordel.
« Je suis Stéphanie, Clarissa n’existe plus »
En l’espace d’un an, Stéphanie a soulevé des montagnes. Si elle a accepté de nous livrer la « saison 2 » de son témoignage, c’est pour dire à d’autres, haut et fort, que c’est possible...
« Pendant 2 ans, mon avocat m’a imposé des rapports sexuels »
Nezha, qui a subi violence conjugale, violence prostitutionnelle puis viols et attouchements de la part de son avocat, se demande si elle sera un jour reconnue comme victime.
Fiona, 2/2 : «In the « underground » everybody keeps silent»
Testimony, second part. Fiona describes prostitution by contract. The competition, the mugging, the aggressions, the taxes, the « posh » clients, alcohol to a point where one could no longer stand on one's feet, the phoney police checks. The banality. A banality ratified by law, for the greater benefit of both the brothels and the state.
Paolo : De l’argent, j’en avais pourtant.
Je ne retournerai dans la prostitution que dans le pire des cas. Le piège quand on bascule là-dedans, c’est de s’y enfermer ; d’être dépendant de l’argent qui tombe tout de suite.
Raphaël : On n’avait pas le temps d’avoir froid.
Homosexuel, Raphaël a connu la "zone" et la prostitution. La "fête", l'alcool, la drogue ont englouti plus de cinq ans de sa vie. Récit...
Alicia : J’ai horreur de ce mot, pute. C’est terrible, ce qu’il est lourd...
Quand j'ai divorcé, j'avais 150 000 francs de dettes et le RMI. Un ami kiné m'avait enseigné le massage, j'ai répondu à l'annonce d'un...
Clémence : « En écoutant des podcasts j’ai commencé à comprendre… »
À 25 ans, Clémence vient de découvrir le sens du mot «viol». Tout ce qu’elle a subi dans « les quartiers » où elle...







