Laldja : « On est une cible »

Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit : je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve? Voyager. Elle fait alors la connaissance d’un Français, marié, qui lui propose un certificat d’hébergement pour lui permettre de venir à Paris. C’est là qu’elle entame avec lui une liaison et que se noue le premier piège : Il m’a proposé de faire des photos ; des photos un peu osées. Il avait déjà plus de 60 ans, mais était très séduisant, très beau parleur. C’était difficile de lui dire non. Ensuite, commencent le harcèlement, les menaces d’envoi des photos à la famille ou à la police.

Rosen : Je me suis autodétruite. Si j’avais continué, je serais morte

Rosen a longtemps défendu l’idée d’un statut et cru en la nécessité de rouvrir des maisons closes. Aujourd’hui, elle se bat aux côtés du Mouvement du Nid pour la pénalisation des « clients ». Elle raconte son long cheminement et revient sur l’arme de destruction qu'est la prostitution, en particulier sur le plan de la santé.

Extraits : Elles et ils parlent des « clients »

Elles -- et ils, aussi -- nous parlent des "clients". Le rapport de pouvoir, la jouissance de disposer de l'autre, le mépris qui n'est jamais loin, la violence même... Un envers du décor que la société ne souhaite pas entendre, elle qui préfère voir dans le recours aux personnes prostituées une prétendue soupape de sécurité ou un acte anodin.

Emile : « Dans la prostitution, j’étais dans une autre réalité ».

Emile a connu la prostitution dans le milieu gay parisien. Son histoire évoque le mouvement de témoignages #metoogay et sa reconstruction

Raphaël : On n’avait pas le temps d’avoir froid.

Homosexuel, Raphaël a connu la "zone" et la prostitution. La "fête", l'alcool, la drogue ont englouti plus de cinq ans de sa vie. Récit...

Madeleine : « aujourd’hui, je vis sans peur »

Madeleine est gaie, volubile et rit beaucoup. De 2012 à 2019, elle a connu la prostitution pour survivre et financer les études de ses...

Fiona, 1/2 : The bloke pays and does whatever he wants

Testimony, (first part). Fiona is 22 years old and has a whole life to construct. After one year of « imprisonment » in Belgian champagne bars, at the end of her tether in all respects, she finally denounced her procurer, who was none other than her lover. Throughout her account of the facts she never once pronounced his name... « He » [[Fiona never once referred to him by his name .]] is now in prison.
Valérie témoignage

Valérie : « la prostitution fabrique des hommes sans empathie »

Valérie est Québécoise, militante féministe abolitionniste, chanteuse. À 43 ans, elle est l’exemple incarné de la femme qu’on a détruite et qui s’est relevée...

Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir d'envisager un projet professionnel et une autre vie.
mouvement du nid

Anaïs, « masseuse » à domicile [1/2]

Femme battue, prostituée, mais « travailleuse indépendante » avec la bénédiction des pouvoirs publics, Anaïs a fini par porter plainte pour proxénétisme contre son mari.
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