Laldja : « On est une cible »

Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit : je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve? Voyager. Elle fait alors la connaissance d’un Français, marié, qui lui propose un certificat d’hébergement pour lui permettre de venir à Paris. C’est là qu’elle entame avec lui une liaison et que se noue le premier piège : Il m’a proposé de faire des photos ; des photos un peu osées. Il avait déjà plus de 60 ans, mais était très séduisant, très beau parleur. C’était difficile de lui dire non. Ensuite, commencent le harcèlement, les menaces d’envoi des photos à la famille ou à la police.

Emile : « Dans la prostitution, j’étais dans une autre réalité ».

Emile a connu la prostitution dans le milieu gay parisien. Son histoire évoque le mouvement de témoignages #metoogay et sa reconstruction

Mariana : sortir de la prostitution, fière de dire que c’est possible!

Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2010, neuf années où Mariana n’a pas pu revoir sa fille, restée en Roumanie. Victime d’un réseau, Mariana s’échappe, mais une dénonciation mensongère la fait accuser elle-même de proxénétisme et menacer d’extradition. Grâce à sa rage de vivre et avec l’aide associative, elle est finalement reconnue comme victime de la traite. Aujourd’hui, Mariana vit en France avec sa fille, elle a un emploi, un compagnon et l’avenir devant elle.

Anne : Sortir des sables mouvants

Nous avons reçu ce témoignage par courriel. Nous le livrons tel qu’il nous a été transmis, avec la promesse faite à son auteure d’un anonymat absolu.

Etre trans n’est pas le problème. Le problème, c’est d’être une femme

Une histoire unique. Anne Darbes l’a jetée sur le papier dans un « roman autobiographique » intitulé Le visage de l’autre. Avec une rage...

Angel K : Les mensonges que l’industrie du sexe nous raconte, nous ne sommes...

Angel K. est une survivante de la prostitution, une des chanceuses qui est parvenue à quitter la prostitution ainsi qu'elle se présente elle-même. Elle nous a autorisé à publier ici ce texte, entre témoignage et analyse, d'abord paru sur son blog, Surviving prostitution and addiction.

Valérie : La prostitution, une dévalorisation permanente, où répondre au désir de l’autre est...

Valérie nous a confié avec humour et amertume onze ans de prostitution. Son témoignage n'a pas valeur de thèse sur cette activité, qu'elle a exercée comme d'autres, à la marge, en croyant être une dilettante, loin des stéréotypes de la rue ou du bordel.

Beckie : « Elle m’a laissée dans la rue avec d’autres Nigérianes. »

En portant plainte contre sa « mama », Beckie a fourni à la police des éléments qui ont contribué à l’arrestation de plusieurs personnes pour proxénétisme...

Melanie : « Au Carlton, nous avons été projetées en pleine lumière »

Mélanie était partie civile au procès duCarlton à Lille, aux côtés de trois autres jeunes femmes. Depuis 2015, elle se bat pour retrouver une vie normale. Mais les traumatismes ont été tels que la reconstruction est difficile.

Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir d'envisager un projet professionnel et une autre vie.
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