Fiona, 2/2 : «In the « underground » everybody keeps silent»
Testimony, second part. Fiona describes prostitution by contract. The competition, the mugging, the aggressions, the taxes, the « posh » clients, alcohol to a point where one could no longer stand on one's feet, the phoney police checks. The banality. A banality ratified by law, for the greater benefit of both the brothels and the state.
Anne : Sortir des sables mouvants
Nous avons reçu ce témoignage par courriel. Nous le livrons tel qu’il nous a été transmis, avec la promesse faite à son auteure d’un anonymat absolu.
Roxane : J’ai tout arrêté. Tout sauf la parole et l’écriture.
J’ai arrêté en août 2019. Ça a duré deux ans. Il fallait que je parle de tout ça. Je crois au témoignage. Dire. Parler. Écrire.
Stéphanie : « Quand j’entends parler de travail du sexe, je suis hors...
Pas d’enfance, une jeunesse fracassée par les violences de « compagnons » et de « clients ». Stéphanie a connu la prostitution de 2014 à 2016 : deux années qui lui ont laissé des cauchemars… et un surendettement. Aujourd’hui, à 27 ans, elle sort de la culpabilité et réapprend tout avec un plaisir neuf. Une belle victoire, conquise de haute lutte.
Carole : Toutes les violences subies polluent ma vie.
Après avoir passé trois ans dans la prostitution et les bars à champagne de Belgique, Carole est hantée par ce qu’elle a vécu. Loin des images branchées et libertaires des médias, elle décrit un système fondé sur la violence, le racket, le racisme, la dépossession de soi. Son
sentiment ? Celui d’avoir passé ces années
enfermée dans une cave.
Anaïs, « masseuse » à domicile [1/2]
Femme battue, prostituée, mais « travailleuse indépendante » avec la bénédiction des pouvoirs publics, Anaïs a fini par porter plainte pour proxénétisme contre son mari.
Melissa : « Quand je faisais ça, j’avais pas peur de la mort »
Melissa est venue en France suite à son mariage. Après sa séparation, elle a subi la prostitution via les sites d'annonces. Aujourd'hui en parcours...
Roxane : « je vais mieux, mais l’après, c’est compliqué » !
Roxane revient sur son parcours après la sortie prostitution, 18 mois après son premier témoignage
Caroline : Ils utilisent les techniques des gourous : c’est comme une secte
En 2008, la délégation du Mouvement du Nid du Gard a accompagné une jeune femme prostituée dans un réseau sado-masochiste. Ce soutien a été déterminant puisqu’il lui a donné le courage de porter plainte contre son proxénète. Un procès a eu lieu en octobre 2011, qui a mis en lumière les pratiques terrifiantes du milieu du « BDSM »[[Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-masochisme.]]. Caroline [[Prénom d'emprunt.]], l’une des victimes, nous a raconté son histoire.
Stéphanie : La prostitution est évidemment beaucoup plus facile à théoriser qu’à « exercer »…
Stéphanie est une survivante de la prostitution, elle milite au sein de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES). Le 11 octobre 2009, dans le cadre du Forum Social Québécois, la CLES a présenté les résultats d'une recherche sur les "clients" prostitueurs. Stéphanie est intervenue à propos des regards que des femmes ayant une expérience dans l'industrie du sexe portent sur les "clients". Merci à elle et à la CLES, qui nous ont autorisé à diffuser son intervention.





![Anaïs, « masseuse » à domicile [1/2] mouvement du nid](https://mouvementdunid.org/wp-content/uploads/2020/03/mouvement-du-nid-150x150.png)



