Valérie : La prostitution, une dévalorisation permanente, où répondre au désir de l’autre est...
Valérie nous a confié avec humour et amertume onze ans de prostitution. Son témoignage n'a pas valeur de thèse sur cette activité, qu'elle a exercée comme d'autres, à la marge, en croyant être une dilettante, loin des stéréotypes de la rue ou du bordel.
Beckie : « Elle m’a laissée dans la rue avec d’autres Nigérianes. »
En portant plainte contre sa « mama », Beckie a fourni à la police des éléments qui ont contribué à l’arrestation de plusieurs personnes pour proxénétisme...
Myriam, transsexuelle : Je n’ai pas trouvé ça spécialement dur. Après tout ce que...
Née garçon, prostituée à 14 ans, Myriam a connu un parcours éprouvant : violences, discrimination, galère ... Aujourd'hui, à 23 ans, elle tente de rompre avec le passé et attend l'opération qui fera d'elle la femme qu'elle se sent être depuis l'enfance.
Un « client » : Les prostituées, un rêve d’enfance
Cet homme est aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Chef d'entreprise, divorcé, il recourt à la prostitution trois à quatre fois par mois, dans la rue, les bars ou les salons de massage, pour un budget moyen de 200 euros mensuels.
Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.
Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.
Extraits : Elles et ils parlent des « clients »
Elles -- et ils, aussi -- nous parlent des "clients". Le rapport de pouvoir, la jouissance de disposer de l'autre, le mépris qui n'est jamais loin, la violence même... Un envers du décor que la société ne souhaite pas entendre, elle qui préfère voir dans le recours aux personnes prostituées une prétendue soupape de sécurité ou un acte anodin.
Raphaël : On n’avait pas le temps d’avoir froid.
Homosexuel, Raphaël a connu la "zone" et la prostitution. La "fête", l'alcool, la drogue ont englouti plus de cinq ans de sa vie. Récit...
Clémence : « En écoutant des podcasts j’ai commencé à comprendre… »
À 25 ans, Clémence vient de découvrir le sens du mot «viol». Tout ce qu’elle a subi dans « les quartiers » où elle...
T., étudiant : Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir.
T. a connu le trottoir il y a quatre ans. Puis la prostitution à domicile. Il avait 18 ans. Cette expérience a été cruciale pour lui, on peut même dire traumatisante. Il nous a contactés pour témoigner, avec hésitation d'abord, rage ensuite, envie de tout arrêter pour finir. Dire n'est pas facile. Même dans l'anonymat. T. en est l'exemple vivant et torturé. Notre échange s'est fait par courriels, T. refusant l'entretien en tête à tête. Nous en publions ci-dessous quelques extraits.
Paule : Ce qui me dégoûte, c’est tous ces gens qui sont pour la...
Paule a commencé à se prostituer à 20 ans. Plusieurs années après, elle a pu arrêter.
Mais à quel prix... Histoire d'une vie.







