Angel K : Les mensonges que l’industrie du sexe nous raconte, nous ne sommes...

Angel K. est une survivante de la prostitution, une des chanceuses qui est parvenue à quitter la prostitution ainsi qu'elle se présente elle-même. Elle nous a autorisé à publier ici ce texte, entre témoignage et analyse, d'abord paru sur son blog, Surviving prostitution and addiction.
mouvement du nid

Anaïs, chronique d’une échappée [2/2]

Nous avons publié le témoignage d'Anaïs, "masseuse" dùment enregistrée par la chambre de commerce, dans Prostitution et Société numéro 141. Manipulée et battue par son mari, elle s'est longtemps accommodée de cette situation. Jusqu'à ce que la rage l'emporte. Aujourd'hui, avec l'aide du Mouvement du Nid, Anaïs n'est plus prostituée. Il nous a semblé intéressant de l'écouter retracer les étapes qu'elle a dù franchir pour ce changement de vie.

Frère de banquise : « Je ne me suis pas réveillé à 14 ans...

Le jeune homme charmant que nous avons rencontré à Lyon souhaite être appelé « Frère de banquise »Une référence à « La petite fille...

T., étudiant : Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir.

T. a connu le trottoir il y a quatre ans. Puis la prostitution à domicile. Il avait 18 ans. Cette expérience a été cruciale pour lui, on peut même dire traumatisante. Il nous a contactés pour témoigner, avec hésitation d'abord, rage ensuite, envie de tout arrêter pour finir. Dire n'est pas facile. Même dans l'anonymat. T. en est l'exemple vivant et torturé. Notre échange s'est fait par courriels, T. refusant l'entretien en tête à tête. Nous en publions ci-dessous quelques extraits.
Grace

Grace : les « clients » me disaient : « on te paie, t’as pas le choix »

Grace, originaire du Cameroun, est accompagnée par le Mouvement du Nid. Elle a demandé à participer à la saison 2 de La Vie en...

Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.

Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.

Un « client » : Les prostituées, un rêve d’enfance

Cet homme est aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Chef d'entreprise, divorcé, il recourt à la prostitution trois à quatre fois par mois, dans la rue, les bars ou les salons de massage, pour un budget moyen de 200 euros mensuels.

Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.

Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.

Sonia : Je garde en moi une mutilation cachée.

Trente ans ont passé depuis que Sonia a fait l’expérience de la prostitution. Aujourd’hui, elle tente d’expliciter ce qui lui apparaît comme un marquage, physique et symbolique, une humiliation, un goùt de néant.

Monika : Les clients, on leur dit les choses qu’ils ont envie d’entendre

Monika est française. Elle a été placée en foyer à l'âge de 14 ans et a fait une tentative de suicide. Endettée, elle s'est liée d'amitié avec une voisine, Mona, qui lui fait rencontrer la gérante d'un bar.
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