Paula : « Dire non, c’est quelque chose qu’il faudrait apprendre très tôt. »
Paula a aujourd’hui une vie sereine, mais se dit marquée. Élevée par des parents qu’elle décrit comme handicapés de l’amour, elle passe très jeune...
Magali : j’ai l’impression d’avoir un tatouage invisible sur le visage
Magali a passé quatre ans dans un bar belge (bordel). Elle a aujourd’hui quitté la prostitution. Alors qu’elle s’est insérée dans la vie professionnelle,...
T., étudiant : Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir.
T. a connu le trottoir il y a quatre ans. Puis la prostitution à domicile. Il avait 18 ans. Cette expérience a été cruciale pour lui, on peut même dire traumatisante. Il nous a contactés pour témoigner, avec hésitation d'abord, rage ensuite, envie de tout arrêter pour finir. Dire n'est pas facile. Même dans l'anonymat. T. en est l'exemple vivant et torturé. Notre échange s'est fait par courriels, T. refusant l'entretien en tête à tête. Nous en publions ci-dessous quelques extraits.
Ariane : Pour supporter la violence de ce que j’ai à dire, je n’ai...
J’ai à la fois envie de me cacher, de rester anonyme, et de crier haut et fort que j’ai été prostituée. Mais ma crainte,...
Marc : Une relation sexuelle, ce n’est pas anodin. On y met de soi.
26 ans,
de gauche, féministe, antiraciste, Marc fait partie des jeunes homosexuels rejetés par leur famille. D’origine asiatique, il dénonce le racisme du milieu des saunas où il a connu des années de drague mais aussi un épisode de prostitution. Aujourd’hui, il se déclare favorable à la pénalisation des « clients » et dit son écœurement face aux discours de légitimation de la prostitution qui dominent dans le milieu LGBT.
Beckie : « Elle m’a laissée dans la rue avec d’autres Nigérianes. »
En portant plainte contre sa « mama », Beckie a fourni à la police des éléments qui ont contribué à l’arrestation de plusieurs personnes pour proxénétisme...
Fiona, 2/2 : «In the « underground » everybody keeps silent»
Testimony, second part. Fiona describes prostitution by contract. The competition, the mugging, the aggressions, the taxes, the « posh » clients, alcohol to a point where one could no longer stand on one's feet, the phoney police checks. The banality. A banality ratified by law, for the greater benefit of both the brothels and the state.
Alexine et Rosalie dans La vie en rouge
Alexine et Rosalie dans La vie en rouge. Elles sont sept. Sept survivantes de la prostitution, de 22 à 67 ans, de divers horizons...
Hommage à Laurence Noëlle, une femme d’exception
Laurence Noëlle est décédée fin octobre, à l’âge de 57 ans, des suites d’un cancer. Victime de prostitution et compagne de route de l’association...
Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.
Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.









