Extraits : Elles et ils parlent des « clients »
Elles -- et ils, aussi -- nous parlent des "clients". Le rapport de pouvoir, la jouissance de disposer de l'autre, le mépris qui n'est jamais loin, la violence même... Un envers du décor que la société ne souhaite pas entendre, elle qui préfère voir dans le recours aux personnes prostituées une prétendue soupape de sécurité ou un acte anodin.
Claire : “La prostitution, un mirage.”
(Dans ce bref message, Claire réagit à Pour toi Sandra, une bande dessinée de prévention édité par le Mouvement du Nid, NDLR)
J'ai lu et relu...
Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.
Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.
Alexine et Rosalie dans La vie en rouge
Alexine et Rosalie dans La vie en rouge. Elles sont sept. Sept survivantes de la prostitution, de 22 à 67 ans, de divers horizons...
Rosen : Je me suis autodétruite. Si j’avais continué, je serais morte
Rosen a longtemps défendu l’idée d’un statut et cru en la nécessité de rouvrir des maisons closes. Aujourd’hui, elle se bat aux côtés du Mouvement du Nid pour la pénalisation des « clients ». Elle raconte son long cheminement et revient sur l’arme de destruction qu'est la prostitution, en particulier sur le plan de la santé.
Laurence : Renaître de ses hontes.
Merci à Laurence pour cet entretien accordé à la parution de son livre, Renaître de ses hontes.
Fiona, 2/2 : Dans le milieu tout le monde se tait.
En onze mois, j’ai connu sept établissements. C’était en Belgique, à la frontière française. Il y a une route avec 45 bars, à vingt...
Ambre : « Dire non n’était pas une option »
Ambre a commencé à subir viols, chantage et harcèlement à 14 ans. Un chemin qui l’a menée à rencontrer un proxénète à 14 et...
Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.
Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.
Spécial n°200 : 70 ans de témoignages
Depuis 1951, date de parution de la première revue du Mouvement du Nid, nous donnons une place essentielle à la parole des personnes prostituées : des femmes en majorité, mais aussi des hommes, qui ont en général fait la démarche de nous contacter, poussé.e.s par le désir profond de changer de vie, d'échapper à l'enfermement ; des personnes dont la force, la volonté, la résistance sont souvent étonnantes. Il était donc logique que nous ouvrions le numéro 200 de la revue, consacré entièrement au Mouvement du Nid, par des extraits de leurs témoignages.






