Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.

Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.

Marc : Une relation sexuelle, ce n’est pas anodin. On y met de soi.

26 ans, de gauche, féministe, antiraciste, Marc fait partie des jeunes homosexuels rejetés par leur famille. D’origine asiatique, il dénonce le racisme du milieu des saunas où il a connu des années de drague mais aussi un épisode de prostitution. Aujourd’hui, il se déclare favorable à la pénalisation des « clients » et dit son écœurement face aux discours de légitimation de la prostitution qui dominent dans le milieu LGBT.

Raïssa : Les clients? Je ne veux plus jamais en parler. Plus jamais y...

Je suis arrivée en France au mois de mai. Là-bas, en Albanie, je suis allée à l'école jusqu'à 12 ans. Je n'ai pas eu de parents, c'est ma grand-mère qui m'a élevée. Je n'avais qu'elle et ma tante. À 12 ans, on m'a mariée avec un homme de presque 30 ans. Je ne l'avais jamais vu, personne ne m'a demandé mon avis. En Albanie, ce sont les hommes qui décident.

Fiona : un témoignage lu par la comédienne Éva Darlan

Le 13 avril 2013, 55 associations, des personnalités et 500 participantEs s'unissent à Paris pour revendiquer l'abolition citoyenne du système prostitueur. Au cours de la journée, la comédienne Éva Darlan a donné la lecture du témoignage de Fiona, paru dans Prostitution et Société.
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Appoline : « Pour ne pas avoir vécu «tout ça» pour rien »

Que signifie "témoigner"?
Melissa temoignage

Melissa : « Quand je faisais ça, j’avais pas peur de la mort »

Melissa est venue en France suite à son mariage. Après sa séparation, elle a subi la prostitution via les sites d'annonces. Aujourd'hui en parcours...

Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.

Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.
témoignage sabine

Sabine : je servais pour mon père d’objet sexuel, de prostituée

Sabine n’a pas connu de prostitution hors de la famille. Mais le viol par inceste subi de son père, qui la payait, a fait...

Lylie : « Quitter cette vie par n’importe quel moyen. »

Abusée, violée, abandonnée à elle-même, Lylie a quitté le Cameroun. Sans savoir où aller. C’était en 2012. Aujourd’hui elle reprend pied après une expérience...

Clementina : Libre, mais pour faire quoi, pour aller où?

Clémentina a été reconnue victime de la traite des êtres humains. Enlevée dans son pays, l’Albanie, par un réseau, elle a tout subi : les pires violences des proxénètes et des « clients » puis l’indifférence d’une société qui n’a pas prévu les moyens nécessaires pour l’aider à se reconstruire. C’est le Mouvement du Nid qui a tout mis en œuvre pour lui permettre de croire encore en l’avenir ; avec du temps, de l’imagination et beaucoup d’amitié.
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