Valérie témoignage

Valérie : « la prostitution fabrique des hommes sans empathie »

Valérie est Québécoise, militante féministe abolitionniste, chanteuse. À 43 ans, elle est l’exemple incarné de la femme qu’on a détruite et qui s’est relevée...

Laldja : « On est une cible »

Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit : je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve? Voyager. Elle fait alors la connaissance d’un Français, marié, qui lui propose un certificat d’hébergement pour lui permettre de venir à Paris. C’est là qu’elle entame avec lui une liaison et que se noue le premier piège : Il m’a proposé de faire des photos ; des photos un peu osées. Il avait déjà plus de 60 ans, mais était très séduisant, très beau parleur. C’était difficile de lui dire non. Ensuite, commencent le harcèlement, les menaces d’envoi des photos à la famille ou à la police.

Laurence Noëlle, survivante de la prostitution

[Clients], c'est vous qui pouvez changer les choses.

Extraits : Elles et ils parlent des « clients »

Elles -- et ils, aussi -- nous parlent des "clients". Le rapport de pouvoir, la jouissance de disposer de l'autre, le mépris qui n'est jamais loin, la violence même... Un envers du décor que la société ne souhaite pas entendre, elle qui préfère voir dans le recours aux personnes prostituées une prétendue soupape de sécurité ou un acte anodin.

Fiona, 1/2 : The bloke pays and does whatever he wants

Testimony, (first part). Fiona is 22 years old and has a whole life to construct. After one year of « imprisonment » in Belgian champagne bars, at the end of her tether in all respects, she finally denounced her procurer, who was none other than her lover. Throughout her account of the facts she never once pronounced his name... « He » [[Fiona never once referred to him by his name .]] is now in prison.

Spécial n°200 : 70 ans de témoignages

Depuis 1951, date de parution de la première revue du Mouvement du Nid, nous donnons une place essentielle à  la parole des personnes prostituées : des femmes en majorité, mais aussi des hommes, qui ont en général fait la démarche de nous contacter, poussé.e.s par le désir profond de changer de vie, d'échapper à  l'enfermement ; des personnes dont la force, la volonté, la résistance sont souvent étonnantes. Il était donc logique que nous ouvrions le numéro 200 de la revue, consacré entièrement au Mouvement du Nid, par des extraits de leurs témoignages.

Fiona, 2/2 : Dans le milieu tout le monde se tait.

En onze mois, j’ai connu sept établissements. C’était en Belgique, à la frontière française. Il y a une route avec 45 bars, à vingt...

Carole : Toutes les violences subies polluent ma vie.

Après avoir passé trois ans dans la prostitution et les bars à champagne de Belgique, Carole est hantée par ce qu’elle a vécu. Loin des images branchées et libertaires des médias, elle décrit un système fondé sur la violence, le racket, le racisme, la dépossession de soi. Son sentiment ? Celui d’avoir passé ces années enfermée dans une cave.

Roselyne, dix ans de trottoir, refuse les maisons closes

Après dix ans dans le "brouillard", Roselyne a raccroché. Depuis, elle a pris 20 kilos. Deux par année de brouillard sur le trottoir lillois. Avec ses mèches blondes toujours dans les yeux, cette jeune mère de deux enfants raconte sans haine comment elle a commencé à tapiner, à 18 ans, dans un bar de La Madeleine, dans la banlieue lilloise.

Mme H. : je vis avec peu mais je suis fière de moi.

Témoignage de Mme H., prostituée dans des salons de massage, qui a porté plainte contre ses proxénètes
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