Maïté Lønne : « Les femmes et les enfants ne sont pas des articles que...

Ce témoignage est le texte de l’intervention de Maïté Lønne, survivante de l’exploitation sexuelle, lors de l’événement organisé le 23 novembre 2018 à Paris...

Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir d'envisager un projet professionnel et une autre vie.

Un « client » : Les prostituées, un rêve d’enfance

Cet homme est aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Chef d'entreprise, divorcé, il recourt à la prostitution trois à quatre fois par mois, dans la rue, les bars ou les salons de massage, pour un budget moyen de 200 euros mensuels.
Grace

Grace : les « clients » me disaient : « on te paie, t’as pas le choix »

Grace, originaire du Cameroun, est accompagnée par le Mouvement du Nid. Elle a demandé à participer à la saison 2 de La Vie en...

Claire : “La prostitution, un mirage.”

(Dans ce bref message, Claire réagit à Pour toi Sandra, une bande dessinée de prévention édité par le Mouvement du Nid, NDLR) J'ai lu et relu...

Une « escort » témoigne : On est pas des femmes, on est des...

« Nous n’avons pas le droit de prendre quelques kilos sans les voir de suite multiplier sur les forums Internet, pas le droit d’être malades sans nous faire insulter parce que nous ne sommes plus disponibles au moment pile où ces messieurs le désirent ; un objet ne tombe pas malade… »

Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.

Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.

« Aujourd’hui, je marche la tête haute »

Après avoir vécu dans la terreur, Danielle a quitté le Congo pour la France en 2012. Seule, sans ressources, elle y a subi la...

Monika : Les clients, on leur dit les choses qu’ils ont envie d’entendre

Monika est française. Elle a été placée en foyer à l'âge de 14 ans et a fait une tentative de suicide. Endettée, elle s'est liée d'amitié avec une voisine, Mona, qui lui fait rencontrer la gérante d'un bar.

Roselyne, dix ans de trottoir, refuse les maisons closes

Après dix ans dans le "brouillard", Roselyne a raccroché. Depuis, elle a pris 20 kilos. Deux par année de brouillard sur le trottoir lillois. Avec ses mèches blondes toujours dans les yeux, cette jeune mère de deux enfants raconte sans haine comment elle a commencé à tapiner, à 18 ans, dans un bar de La Madeleine, dans la banlieue lilloise.
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