Julia : « Cette reconnaissance, je ne pensais pas l’avoir un jour » (2/2)
Voici la deuxième partie du témoignage de Julia. Après avoir raconté son histoire dans le précédent numéro (PS n°202), elle décrit le procès de son ancien proxénète, Chris. Ce fut une journée très marquante : la justice l'a reconnue comme victime. Pour elle, ça change tout.
T., étudiant : Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir.
T. a connu le trottoir il y a quatre ans. Puis la prostitution à domicile. Il avait 18 ans. Cette expérience a été cruciale pour lui, on peut même dire traumatisante. Il nous a contactés pour témoigner, avec hésitation d'abord, rage ensuite, envie de tout arrêter pour finir. Dire n'est pas facile. Même dans l'anonymat. T. en est l'exemple vivant et torturé. Notre échange s'est fait par courriels, T. refusant l'entretien en tête à tête. Nous en publions ci-dessous quelques extraits.
Roxane : « je vais mieux, mais l’après, c’est compliqué » !
Roxane revient sur son parcours après la sortie prostitution, 18 mois après son premier témoignage
Un don pour La Vie en Rouge : nous avons besoin de vous...
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Après le succès de la première saison (plus de...
Alice : C’est mon père qui a créé la prostituée que je suis devenue.
Dotée d’une
rage de pittbull, Alice a décidé de mettre un point final à un épisode de sa vie qu’elle assimile aujourd’hui à une entreprise de démolition. Elle témoigne, haut et fort, pour dénoncer le système. Et épingle tous les manques qui l’ont si longtemps abandonnée à son sort. Cinglant.
Claire : “La prostitution, un mirage.”
(Dans ce bref message, Claire réagit à Pour toi Sandra, une bande dessinée de prévention édité par le Mouvement du Nid, NDLR)
J'ai lu et relu...
Julie: Une vie de sans-papiers dans mon propre pays.
Julie était secrétaire. Une séparation, un surendettement, deux enfants à élever… Elle est devenue « escorte » sur Internet. Elle dit son irrépressible envie de témoigner, « mais à visage caché, bien obligée ». Condamnée à la clandestinité et à une solitude sans nom, elle décrit l’indifférence de sa famille et des hommes qui l’exploitent, et l’abandon des institutions et de la société. Mieux que tous les discours, son histoire montre un processus d’enfermement dont il est bien difficile de s’extraire.
Fiona, 2/2 : «In the « underground » everybody keeps silent»
Testimony, second part. Fiona describes prostitution by contract. The competition, the mugging, the aggressions, the taxes, the « posh » clients, alcohol to a point where one could no longer stand on one's feet, the phoney police checks. The banality. A banality ratified by law, for the greater benefit of both the brothels and the state.
Tima : « j’aurais préféré mendier, ou mourir, plutôt que de revivre ça »
Témoignage de Tima, dont le parcours montre l’importance vitale du réseau associatif et le bien fondé des parcours de sortie de prostitution.
Caroline : Ils utilisent les techniques des gourous : c’est comme une secte
En 2008, la délégation du Mouvement du Nid du Gard a accompagné une jeune femme prostituée dans un réseau sado-masochiste. Ce soutien a été déterminant puisqu’il lui a donné le courage de porter plainte contre son proxénète. Un procès a eu lieu en octobre 2011, qui a mis en lumière les pratiques terrifiantes du milieu du « BDSM »[[Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-masochisme.]]. Caroline [[Prénom d'emprunt.]], l’une des victimes, nous a raconté son histoire.









