Monika : Les clients, on leur dit les choses qu’ils ont envie d’entendre
Monika est française. Elle a été placée en foyer à l'âge de 14 ans et a fait une tentative de suicide. Endettée, elle s'est liée d'amitié avec une voisine, Mona, qui lui fait rencontrer la gérante d'un bar.
Emile : « Dans la prostitution, j’étais dans une autre réalité ».
Emile a connu la prostitution dans le milieu gay parisien. Son histoire évoque le mouvement de témoignages #metoogay et sa reconstruction
Paula : « Dire non, c’est quelque chose qu’il faudrait apprendre très tôt. »
Paula a aujourd’hui une vie sereine, mais se dit marquée. Élevée par des parents qu’elle décrit comme handicapés de l’amour, elle passe très jeune...
Rosen : Je me suis autodétruite. Si j’avais continué, je serais morte
Rosen a longtemps défendu l’idée d’un statut et cru en la nécessité de rouvrir des maisons closes. Aujourd’hui, elle se bat aux côtés du Mouvement du Nid pour la pénalisation des « clients ». Elle raconte son long cheminement et revient sur l’arme de destruction qu'est la prostitution, en particulier sur le plan de la santé.
Nadia : « Le X, c’est des viols à répétition, c’est inhumain. »
Orientée sur une délégation du Mouvement du Nid par la police judiciaire dans le cadre d’une affaire de proxénétisme et de traite des êtres...
Nadine, entre rires et envie de tuer
Beaucoup de prostituées, comme elle, disent faire ce «métier» de leur plein gré. Qu’y a-t-il sous ces paroles de convenance qui permettent à la société de se donner bonne conscience?
Valérie : « la prostitution fabrique des hommes sans empathie »
Valérie est Québécoise, militante féministe abolitionniste, chanteuse. À 43 ans, elle est l’exemple incarné de la femme qu’on a détruite et qui s’est relevée...
Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.
Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.
Julien : Je voudrais témoigner du fait qu’à cette époque, rien ne nous dissuadait...
Julien, ancien client, est engagé au Mouvement du Nid. Son parcours, peu commun, l’amène aujourd’hui à se prononcer en faveur d’une politique résolue en direction des hommes qui entretiennent le marché prostitutionnel.
Si ses choix n’engagent que lui, ils sont toutefois une excellente occasion d’ouvrir le débat.
Sonia : Je garde en moi une mutilation cachée.
Trente ans ont passé depuis que Sonia a fait l’expérience de la prostitution. Aujourd’hui, elle tente d’expliciter ce qui lui apparaît comme un marquage, physique et symbolique, une humiliation, un goùt de néant.









