Prostitution, voile, euthanasie. Le consentement au cœur des débats
Au mot "consentant-e", un dictionnaire de 2005 précise :
ne se dit guère que des femmes. Deux livres passionnants, signés de deux philosophes -- Michela Marzano et Geneviève Fraisse -- analysent sous toutes ses coutures la notion de "consentement", un principe aujourd’hui systématiquement avancé pour justifier le port du voile aussi bien que la légalisation de la prostitution ou de l’euthanasie. Les choses sont-elles donc si simples ?
Prostitution, GPA, 2 systèmes d’exploitation similaires
Lors du forum de la MMF à Toulouse, Le Mouvement du Nid et la CIAMS, ont mis en évidence des similitudes fortes entre prostitution et GPA, deux systèmes d’exploitation.
« Clients », le grand secret
C'est en Suède qu'a été publiée, dans les années 1980, la première grande enquête sur les clients de la prostitution en Europe[[Sven Axel Mansson, L'homme dans le commerce du sexe, Université de Göteborg, 1984.]]. Ces travaux se sont heureusement multipliés depuis.
Il apparait que le recours à la prostitution tient d'abord de l'exercice d'un rapport de pouvoir et qu'il est fondé sur des idées -- sur les femmes, la virilité -- qui ne brillent pas par leur modernité...
Il apparait que le recours à la prostitution tient d'abord de l'exercice d'un rapport de pouvoir et qu'il est fondé sur des idées -- sur les femmes, la virilité -- qui ne brillent pas par leur modernité...
L’IGAS publie un rapport sur la santé des personnes prostituées
En traitant de la prostitution dans une approche globale qui ne se réduit pas aux risques du sida et des IST et au seul champ de la santé publique, l’IGAS ébauche une importante réflexion qui ne néglige plus la situation des personnes concernées.
Je vous salue… le point zéro de la prostitution
650 pages d’une écriture serrée. Autant le dire : ce livre, véritable mine d’or pour qui s’intéresse de près à la question de la prostitution, n’a rien d’un ouvrage grand public. Il renferme pourtant une véritable saga, un incroyable condensé d’humanité : vingt récits, extrêmement détaillés, livrés par des femmes vivant ou ayant vécu des situations de prostitution ; et parce qu’un seul discours ne suffit pas, l’analyse de soixante-quatre interviews de clients et deux témoignages de proxénètes. Le tout soumis à une soigneuse analyse.
Retour sur le mythe de l’«échec du modèle suédois» en matière de prostitution
Le "modèle nordique" a progressé auprès des éluEs et des pouvoirs publics. En proposant de dépénaliser les personnes prostituées, en poursuivant les "clients" et les proxénètes, en misant sur la prévention et la sensibilisation il incarne une démarche tant pragmatique que progressiste. Face à son succès grandissant,ses adversaires allument des contre-feux, invoquant la contamination par le VIH, la mise en danger des prostituées, la propagande gouvernementale... On vous dit ici pourquoi ces "arguments" sont au mieux infondés, au pire malhonnêtes.
Les « clients » plus à risque de commettre des agressions ?
Les "clients" des personnes prostituées partageraient certaines caractéristiques avec les hommes en risque de commettre des agressions sexuelles, selon une étude["Comparing sex buyers with men who do not buy sex : new data on prostitution and trafficking", Journal of interpersonal violence, 31 aoùt 2015, [en ligne.
Recherche menée par Melissa Farley, Prostitution Research & Education, et des chercheurEs des universités de San Francisco, San Diego, Los Angeles et Chicago.]] menée dans la région de Boston, aux Etats-Unis : 101 hommes "clients" ont été interrogés ainsi que 101 non "clients", d’âge, de niveau d’étude et d’origine ethnique équivalents.
Le consentement et ses ambiguïtés
S'il est un frein qui handicape les luttes féministes depuis ses origines, c'est bien la notion de consentement des victimes, objet de débats sans fin. Régulièrement évoqué, souvent au gré d'une affaire pénale médiatique, il se caractérise en réalité par des failles dans ses définitions comme dans son application juridique. En réalité, le fameux "consentement", lequel n'est utilisé que pour parler des atteintes contre les femmes, ne permet pas d'avoir un champ de vision suffisamment large sur toutes les situations d'atteintes sexuelles et sur ce qui génère les violences sexistes.
Le livre noir des violences sexuelles
Muriel Salmona est en colère. Mais sa colère est constructive. Psychiatre et psychothérapeute, chercheuse en psychotraumatologie, elle assiste à un scandale invisible dont elle dit aujourd’hui les ravages dans un livre qui frappe comme une gifle.
Prostitution, une guerre contre les femmes (1)
Dans cet ouvrage solidement argumenté et documenté, Claudine Legardinier dévoile les souffrances quotidiennes des personnes prostituées pour mieux dénoncer les motifs qui président, depuis des siècles, à les priver
d'identité et de parole.







