Pornographie : imaginaire et réalités, une brochure pour ouvrir le débat

Prévention par les jeunes, regards d’adultes. C’est la double entrée de la brochure publiée par la délégation du Mouvement du Nid des Bouches-du-Rhône. Le chantier est immense. Face à la banalisation du X, qui n’est rien d’autre que de la prostitution filmée, elle a jugé urgent d’ouvrir ce nouveau champ d’analyse, de proposer des pistes de réflexion et d’action.

Florence Montreynaud, historienne et écrivaine

[Certains] hommes mettent l’accent sur l’érotisme, sur le désir et le plaisir. Rien dans la prostitution ne correspond à leur sexualité, ni n’éveille leur érotisme. Ils envisagent la sexualité autrement que sous le signe du pouvoir, de l’argent.

Irina Palm

Mélange de comédie et de réalisme social à la sauce britannique, "Irina Palm" est tout juste sauvé du ridicule par l’admirable interprétation de Marianne Faithfull.

La prostitution, un combat pour les feministes allemandes

De l’Allemagne, on retient surtout la légalisation de la prostitution et du proxénétisme et les images du bordel berlinois Artémis, ce McDo dont la marchandise en rayon est le corps des femmes. Il est donc réconfortant de savoir que des féministes, outre-Rhin, continuent envers et contre tout de se mobiliser contre cet esclavagisme prétendument aseptisé.

Un verre de lait, s’il vous plaît

Dorte, 16 ans, vit dans un village de Lituanie, entre sa mère veuve et sa sœur Véra. L’argent manque depuis que le père est mort deux ans plus tôt. Attirée par les promesses de travail à l’Ouest d’un beau parleur, Ludvikas, elle se trouve embarquée, de Vilnius à Stockholm jusqu’à Oslo, dans un voyage de terreur et de violence hallucinantes.

Le livre des courtisanes. Archives secrètes de la police des mœurs 1860-1870

Voilà un gros ouvrage qui intéressera en priorité les historien-ne-s. Gabrielle Houbre a rassemblé les notices issues du registre des femmes soupçonnées de prostitution clandestine et fichées par les agents des Mœurs dans les années 1860-1870. Plus de 400 femmes, celles que l'on appelait les "cocottes", filles du peuple et femmes du monde, sont répertoriées.

Portes ouvertes sur maison close

Je suis une pute et fière de l’être. Madame Lisa, qui dirige à Genève le Vénusia, prend soin de se placer du bon côté de la barrière, tellement plus vendeur pour s’attirer les sympathies. Il aurait été plus exact de commencer cet ouvrage de promotion de la prostitution et du proxénétisme par : je suis une patronne de bordel et fière de l’être. La confusion, sciemment entretenue entre la malheureuse prostituée victime du stigmate et la tenancière qui l’exploite, est récurrente. On est supposé n’y voir que du feu.

Coney Island Baby

Jeunes filles, avez-vous la moindre idée de là où vous mettez les pieds ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, celui qui calé au fond de son fauteuil semble vouloir décourager les deux jeunes filles venues lui proposer leurs charmes n’est autre qu’Hugh Hefner, le patron de Playboy. Pour les éclairer sur la réalité de la carrière que ses visiteuses espèrent embrasser, ce dernier entreprend de leur raconter la vie de deux figures érotiques américaines : la pin-up Bettie Page, célèbre modèle de Playboy, et la star du porno Linda Lovelace, héroïne du film Gorge profonde, sorti en 1972.

La prévention de la traite à des fins de prostitution n’a pas de frontières

La délégation du Mouvement du Nid des Hauts-de-Seine met la dernière touche à un grand projet de solidarité internationale : une campagne de prévention de la traite des êtres humains en provenance d'Afrique à des fins de prostitution en Europe, appuyée par la diffusion de la première bande dessinée africaine de prévention de la prostitution. Une initiative de grande ampleur, en multipartenariat.

Les bureaux de Dieu

En 2008, le Planning familial fêtait ses 50 ans. Les Bureaux de Dieu, film de Claire Simon, se veut un hommage à celles et ceux, travailleurs sociaux et médecins qui y écoutent et y conseillent les femmes. Hommage bienvenu au moment où certains centres, comme celui de Marseille, se voient dans l’obligation de fermer leurs portes faute de subventions, mais qui nous laisse sur notre faim.
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