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Alicia : J’ai horreur de ce mot, pute. C’est terrible, ce qu’il est lourd...

Quand j'ai divorcé, j'avais 150 000 francs de dettes et le RMI. Un ami kiné m'avait enseigné le massage, j'ai répondu à l'annonce d'un...

Numéro 144 / janvier – mars 2004

Éditorial - Europe des vingt-cinq ou trafics à vingt-cinq? Témoignage - Laldja Actualité France - Une enquête du CNRS sur la prostitution à Paris - Les riverains et la prostitution,...

Nigeria : Le problème ce n’est pas la traite mais de rentrer les mains...

Au Nigeria, on les appelle les "ltalos". Elles ont quitté leur pays pour l'Italie, pour la réussite, la fortune. Le récit de leur fabuleux succès est sur toutes les lèvres. Certes, elles sont parties pour se prostituer. Qu'importe, on raconte qu'elles reviennent immensément riches...
mouvement du nid

Anaïs, chronique d’une échappée [2/2]

Nous avons publié le témoignage d'Anaïs, "masseuse" dùment enregistrée par la chambre de commerce, dans Prostitution et Société numéro 141. Manipulée et battue par son mari, elle s'est longtemps accommodée de cette situation. Jusqu'à ce que la rage l'emporte. Aujourd'hui, avec l'aide du Mouvement du Nid, Anaïs n'est plus prostituée. Il nous a semblé intéressant de l'écouter retracer les étapes qu'elle a dù franchir pour ce changement de vie.

Laldja : « On est une cible »

Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit : je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve? Voyager. Elle fait alors la connaissance d’un Français, marié, qui lui propose un certificat d’hébergement pour lui permettre de venir à Paris. C’est là qu’elle entame avec lui une liaison et que se noue le premier piège : Il m’a proposé de faire des photos ; des photos un peu osées. Il avait déjà plus de 60 ans, mais était très séduisant, très beau parleur. C’était difficile de lui dire non. Ensuite, commencent le harcèlement, les menaces d’envoi des photos à la famille ou à la police.

Numéro 143 / octobre – décembre 2003

Éditorial - Une nouvelle formule pour des convictions renouvelées Témoignage - Raïssa : "Les clients, je ne veux plus jamais en parler. Plus jamais y penser." -...

Enquête sur la prostitution à Paris

Voilà une enquête dont on attendait beaucoup. Et dont on apprend peu : une enquête de surface qui laisse sur sa faim. D’abord il...

Raïssa : Les clients? Je ne veux plus jamais en parler. Plus jamais y...

Je suis arrivée en France au mois de mai. Là-bas, en Albanie, je suis allée à l'école jusqu'à 12 ans. Je n'ai pas eu de parents, c'est ma grand-mère qui m'a élevée. Je n'avais qu'elle et ma tante. À 12 ans, on m'a mariée avec un homme de presque 30 ans. Je ne l'avais jamais vu, personne ne m'a demandé mon avis. En Albanie, ce sont les hommes qui décident.

Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.

Je suis arrivée en France en 1997. J'avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J'étudiais l'anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j'étais d'ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j'ai rencontré un jeune homme.

Christelle Taraud, historienne

L’autre chose qui me choque, c’est la permanence du discours réglementariste. Il imprègne totalement les mentalités.
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