La femme comme champ de bataille

Deux femmes, passées par la tourmente d’une guerre interethnique, réapprennent à vivre, luttent, s’entraident... À travers le sujet des viols comme arme de guerre, la Compagnie 3 culottes interroge le sens de témoigner, y compris de l’ineffable : comment le corps traduit-il l’urgence à dire les choses ? Le 31 Mai 2010 à 20h30
À l’espace Daniel Sorano
16 rue Charles Pathé
94300 Vincennes
Une pièce de Matéi Visniec mise en scène par la Compagnie 3 culottes et 1 carton.

Portes ouvertes sur maison close

Je suis une pute et fière de l’être. Madame Lisa, qui dirige à Genève le Vénusia, prend soin de se placer du bon côté de la barrière, tellement plus vendeur pour s’attirer les sympathies. Il aurait été plus exact de commencer cet ouvrage de promotion de la prostitution et du proxénétisme par : je suis une patronne de bordel et fière de l’être. La confusion, sciemment entretenue entre la malheureuse prostituée victime du stigmate et la tenancière qui l’exploite, est récurrente. On est supposé n’y voir que du feu.

Michela Marzano, philosophe

Aujourd’hui, on prétend apporter une réponse à tout. Et dans la tentative de donner une réponse à tout, on n’entend plus le sens de la demande. En fait, on efface les problèmes.

Vénus noire

C’est à une véritable descente aux enfers qu’Abdellatif Kechiche confronte son spectateur en ne se contentant pas de suggérer l’horreur mais en le plaçant face à elle.

Génie du proxénétisme

Suite à un appel d'offres de l'État soucieux de relancer l'activité dans une région anéantie par le chômage, un entrepreneur, Charles, a eu une idée de "génie" : la Cité. Ce qu'on y vend depuis cinq ans maintenant n'est rien d'autre que du sexe.

Le comité d’éthique retoque « l’assistance sexuelle »

Au moment où des associations de personnes handicapées se livrent en France à un lobbying en faveur de la création de services d’accompagnement sexuel (renforcé par la sortie du film américain The Sessions, le comité national d’éthique fait entendre une voix dissonnante dans son avis publié le 11 mars 2013.

Damjan Kozole, réalisateur du film « Slovenian Girl »

J'ai décidé d'aborder un aspect différent, celui d'une jeune fille ordinaire, qui pourrait être ma sœur ou ma fille, une étudiante qui se prostitue sans véritable raison apparente.

Clara : Moi qui n’avais rien fait de mal, j’étais dans une prison, et...

Il me disait toujours : si j’ai quelqu'un à tuer, tu seras la première. Je me disais : ou je le tue et je vais en prison ou je me tue ; il n’y avait plus d’autre solution.

Laurence : une descente aux enfers

Essayez de fermer les yeux, juste un instant, et de vous imaginer avoir une vingtaine de rapports sexuels par jour avec des hommes de toutes catégories socio-professionnelles, des petits, des grands, des gros, des maigres, des agressifs, des pervers, des fous, des paumés, des sado-masochistes avec des fantasmes violents. Essayez d'imaginer l'odeur de leur transpiration et de leur sexe, si nauséabonde que rien qu'à l'écrire, j'ai envie de vomir.

Un visa pour l’enfer

On a beaucoup parlé de la responsabilité centrale des hommes de l’ONU chargés du maintien de la paix, en Bosnie et ailleurs, dans l’explosion de la prostitution et de la traite. Le secret est désormais brisé. Mais le combat n’en est qu’à ses balbutiements.
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