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Témoignages

Qui peut le mieux exprimer les réalités du système prostitutionnel, sinon les personnes prostituées elles-mêmes ? Si vous souhaitez témoigner, contactez-nous !

Mariana : sortir de la prostitution, fière de dire que c’est possible!

Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2010, neuf années où Mariana n’a pas pu revoir sa fille, restée en Roumanie. Victime d’un réseau, Mariana s’échappe, mais une dénonciation mensongère la fait accuser elle-même de proxénétisme et menacer d’extradition. Grâce à sa rage de vivre et avec l’aide associative, elle est finalement reconnue comme victime de la traite. Aujourd’hui, Mariana vit en France avec sa fille, elle a un emploi, un compagnon et l’avenir devant elle.

Clementina : Libre, mais pour faire quoi, pour aller où?

Clémentina a été reconnue victime de la traite des êtres humains. Enlevée dans son pays, l’Albanie, par un réseau, elle a tout subi : les pires violences des proxénètes et des « clients » puis l’indifférence d’une société qui n’a pas prévu les moyens nécessaires pour l’aider à se reconstruire. C’est le Mouvement du Nid qui a tout mis en œuvre pour lui permettre de croire encore en l’avenir ; avec du temps, de l’imagination et beaucoup d’amitié.

Eudoxie : Tous les jours, je suis abattue…

Nous avons reçu ce texte de la part d'une jeune femme qui fut accompagnée par la délégation du Mouvement du Nid[Le Mouvement du Nid est l'éditeur de cette revue et de ce présent site. [Cliquez ici pour en savoir plus.]] du Nord-Pas-de-Calais, après avoir été prostituée dans des bordels de Belgique.
Aujourd'hui, elle prépare un livre, et nous sommes très fiers de publier cette tribune intitulée : "De l'abattage des animaux à l'abattage des putes, il n'y a qu'un pas. (Ou pourquoi une prostituée a fait le choix de devenir végétarienne)".

Marc : Une relation sexuelle, ce n’est pas anodin. On y met de soi.

26 ans, de gauche, féministe, antiraciste, Marc fait partie des jeunes homosexuels rejetés par leur famille. D’origine asiatique, il dénonce le racisme du milieu des saunas où il a connu des années de drague mais aussi un épisode de prostitution. Aujourd’hui, il se déclare favorable à la pénalisation des « clients » et dit son écœurement face aux discours de légitimation de la prostitution qui dominent dans le milieu LGBT.

Valérie : La prostitution, une dévalorisation permanente, où répondre au désir de l’autre est...

Valérie nous a confié avec humour et amertume onze ans de prostitution. Son témoignage n'a pas valeur de thèse sur cette activité, qu'elle a exercée comme d'autres, à la marge, en croyant être une dilettante, loin des stéréotypes de la rue ou du bordel. Aujourd'hui dans la cinquantaine, psychologue en milieu hospitalier, mariée, elle distingue trois temps dans son parcours prostitutionnel : le temps de l'argent facile, celui de l'urgence sociale, et enfin le troisième temps infini, celui de l'après qui n'en finit pas, le temps du stigmate de la pute, de la colonisation de son imaginaire.

Carole : Toutes les violences subies polluent ma vie.

Après avoir passé trois ans dans la prostitution et les bars à champagne de Belgique, Carole est hantée par ce qu’elle a vécu. Loin des images branchées et libertaires des médias, elle décrit un système fondé sur la violence, le racket, le racisme, la dépossession de soi. Son sentiment ? Celui d’avoir passé ces années enfermée dans une cave.

Sonia : Je garde en moi une mutilation cachée.

Trente ans ont passé depuis que Sonia a fait l’expérience de la prostitution. Aujourd’hui, elle tente d’expliciter ce qui lui apparaît comme un marquage, physique et symbolique, une humiliation, un goùt de néant.

Laurence : Renaître de ses hontes.

Merci à Laurence pour cet entretien accordé à la parution de son livre, Renaître de ses hontes.

Fiona : un témoignage lu par la comédienne Éva Darlan

Le 13 avril 2013, 55 associations, des personnalités et 500 participantEs s'unissent à Paris pour revendiquer l'abolition citoyenne du système prostitueur. Au cours de la journée, la comédienne Éva Darlan a donné la lecture du témoignage de Fiona, paru dans Prostitution et Société.

Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir d'envisager un projet professionnel et une autre vie.
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