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Dossiers et éclairages

Reportages et dossiers de fond pour comprendre le système prostitutionnel dans tous ses aspects, pour mieux accompagner les personnes en situation de prostitution et construire une société libérée de l’exploitation sexuelle.

Survivantes contre le silence

Après des siècles de parole muselée, l'émergence des "Survivantes", ces dernières années, a apporté un poids décisif aux organisations abolitionnistes qu'elles sont venues rejoindre....

Les survivantes de la prostitution : portraits

Par leur parole et leurs actions, elles changent la donne. Galerie de portraits de quelques unes des femmes qui constituent le mouvement des "Survivantes contre le silence"

Des violences conjugales à  la prostitution

Réalité trop souvent occultée, la prostitution et les violences conjugales sont fréquemment associées. Par le profil et le mode opératoire des hommes qui maintiennent les femmes sous leur joug, ainsi que par le parcours des personnes victimes de leur conjoint-proxénète.

Education à  la sexualité : un changement d’échelle est nécessaire

La loi du 13 avril prévoit d'inscrire la prévention dans les programmes scolaires, notamment via l'éducation à  la non marchandisation de la personne. Les parlementaires avaient par ailleurs recommandé que le gouvernement fasse des campagnes de sensibilisation, nécessaires pour que la loi soit connue. Le moins que l'on puisse dire, c'est que sur ce plan, la loi n'est pas encore appliquée. Nous publions aujourd'hui notre évaluation de début de mise en oeuvre du 4e pilier de la loi. Retrouvez en bas de cet article les liens vers les précédents piliers.

Lutte contre le proxénétisme : (presque) tout reste à  faire

En France, la lutte contre le proxénétisme a toujours été une réalité. Mais la loi du 13 avril créait l'obligation pour les fournisseurs d'accès à  Internet, d'informer les autorités de tout contenu violant la loi sur le proxénétisme qui leur est signalé et de rendre publics les moyens qu'ils consacrent à  la lutte contre les activités illicites. A l'heure où aux Etats-Unis, le site Backpage a été fermé et ses dirigeants mis en examen, et où l'on signale une explosion du proxénétisme, notamment de mineur·e·s, sur Internet, que se passe-t-il en France ?

Interdiction d’achat d’actes sexuels : là  où c’est appliqué, cela fonctionne

Le volet de la loi qui pénalise l'achat d'acte sexuel est celui qui a mobilisé toute l'attention pendant le débat parlementaire. Selon les détracteurs de la loi, elle n'était pas applicable, et faisait courir des risques aux personnes prostituées. 2 ans après son entrée en vigueur, ces deux craintes ont été démenties par les faits. Quant aux stages "clients", ils nous semblent très prometteurs. Nous publions la suite de notre évaluation "pilier par pilier" des 2 ans du début de mise en oeuvre de la loi du 13 avril 2016. Aujourd'hui donc, l'interdiction d'achat d'acte sexuel.

Des parcours de sortie qui commencent, un changement de regard amorcé

C'était un des objectifs majeurs de la loi. Nous le répétions sans cesse : renverser la charge pénale qui pesait jusque là  sur la personne prostituée en incriminant l'acheteur, cela devait changer le regard stigmatisant que porte la société sur celles qui, en réalité, sont des victimes de violences. Seulement 2 ans après, on peut dire que ce changement normatif est entamé. Tout au long de la semaine, nous publions notre évaluation "pilier par pilier" des 2 ans du début de mise en oeuvre de la loi du 13 avril 2016. Aujourd'hui, l'accompagnement des personnes

UNE CULTURE D’AGRESSION / Masculinités, industries du sexe, meurtres en série et de masse

Prostitution, pornographie, meurtres en série. Richard Poulin, professeur de sociologie à  Ottawa et à  l'Institut de recherches et d'études féministes de l'UQAM, analyse la « culture d'agression » qui irrigue l'ensemble de nos sociétés. Sa salutaire attaque contre les « valeurs » de masculinité et de virilité ne pouvait pas mieux tomber.

« Femmes de réconfort », des plaies toujours à vif

C'est un combat sans fin, à  la mesure de l'horreur vécue par des femmes. Entre 1932 et 1945, 200 000 femmes, notamment coréennes mais aussi chinoises, philippines, indonésiennes et taïwanaises, ont été contraintes à  l'esclavage sexuel dans les bordels de l'armée impériale japonaise. A 90 ans, les dernières survivantes continuent de réclamer excuses et indemnisations. Mais elles mourront sans avoir vu faiblir l'incroyable déni de négationnistes qui persistent à  voir en elles des « putains ». Le travail de mémoire est loin d'être achevé.

Le consentement et ses ambiguïtés

S'il est un frein qui handicape les luttes féministes depuis ses origines, c'est bien la notion de consentement des victimes, objet de débats sans fin. Régulièrement évoqué, souvent au gré d'une affaire pénale médiatique, il se caractérise en réalité par des failles dans ses définitions comme dans son application juridique. En réalité, le fameux "consentement", lequel n'est utilisé que pour parler des atteintes contre les femmes, ne permet pas d'avoir un champ de vision suffisamment large sur toutes les situations d'atteintes sexuelles et sur ce qui génère les violences sexistes.
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