Allemagne : encore un patron de bordel sous les verrous

Faut-il vraiment s'étonner de voir aujourd'hui sous les verrous le si bronzé Jà¼rgen Rudloff, patron allemand de la chaine de bordels Paradise et pilier des plateaux de télé ? Complicité de traite des êtres humains, prostitution forcée, fraude, tout y est. L'homme a écopé le 27 février 2019 de cinq ans de prison. Après cette énième affaire, nos voisins allemands vont-ils persister à  donner à  des crapules le droit de faire fortune en exploitant sexuellement des femmes à  échelle industrielle ?

Histoires de prostitution, Paris 1976-1979

Une exposition de photos de Jane Evelyn Atwood est actuellement consacrée aux femmes prostituées dans les années 70 à  Paris. Rendez-vous à  la maison de la photographie Robert Doisneau à  Gentilly, en banlieue parisienne!  Jusqu'au 21 avril

« L’amour, dans ces yeux, était mort. »

La prostitution constitue et a toujours constitué un thème privilégié de la littérature. Aussi, nous a-t-il paru important de mettre en lumière la façon dont elle est dépeinte par les romanciers. Dans cette rubrique, les citations littéraires sont mises en parallèle avec les témoignages actuels des personnes prostituées, comme des clients. Une mise en perspective riche d'enseignements!

Suzzan Blac, artiste peintre

Je souhaite que mon travail artistique et militant fasse prendre conscience de ce que représentent la maltraitance envers les enfants, l'exploitation et les infractions sexuelles, le viol, la violence conjugale, le sexisme et la misogynie. Que mon art révèle la vérité et la violence hideuses de l'industrie porno et de la prostitution.

El Proxeneta

« El Proxeneta », le proxénète, est un film documentaire espagnol exceptionnel. Réalisé par Mabel Lozano, qui a déjà  fait des films dénonçant le système prostitutionnel, il donne la parole à   El Musico  (le Musicien), un proxénète repenti, devenu indicateur de la police et militant contre le proxénétisme.

Le Conseil constitutionnel valide la pénalisation des « clients »

Excellente nouvelle pour les abolitionnistes. Ce 1er février 2019, le Conseil Constitutionnel a rendu une décision très attendue. Oui, dépénaliser les personnes prostituées et porter la charge pénale sur les "clients" prostitueurs est bien conforme à  la Constitution. La loi du 13 avril 2016 « visant à  renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à  accompagner les personnes prostituées » se voit ainsi puissamment confortée par les plus hautes instances de l'Etat. Il reste maintenant à  accélérer sa mise en œuvre.

L’institution de la liberté

Voici un ouvrage qui arrivait à  point nommé, à  l'heure où une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la loi du 13 avril 2016 était déposée devant les Sages. L'auteure, professeure de droit, interroge avec une grande pertinence sur les limites des valeurs majeures telles que la liberté, le consentement ou la dignité et prouve, solides arguments à  l'appui, comment la loi peut favoriser, au contraire, l'émancipation de l'individu et protéger les plus faibles.

Les Français·es massivement favorable à  la loi de pénalisation des « clients »

Une loi qui va dans le sens de l'histoire. Un sondage Ipsos publié parle Parisien du 21 janvier 2019 le confirme, au delà  de toute attente. 71% des sondés se prononcent en faveur du maintien de la loi, ce chiffre montant à  84% pour les 18-24 ans !

#NabrogezPas : la grande mobilisation abolitionniste contre la QPC

L'enjeu est de première importance. A quelques jours de la décision du Conseil Constitutionnel qui choisira ou non, le 1er février 2019, d'abroger la pénalisation des « clients », les féministes abolitionnistes se font entendre avec une détermination renouvelée. Tribunes dans la presse, interventions de survivantes, ralliement d'un nombre croissant de personnalités! Face à  la force des arguments, les « Sages » oseront-ils graver dans le marbre le « droit » des hommes à  exploiter sexuellement des femmes quelles qu'en soient les conséquences pour elles et pour la société ?

« Aujourd’hui, je marche la tête haute »

Après avoir vécu dans la terreur, Danielle a quitté le Congo pour la France en 2012. Seule, sans ressources, elle y a subi la...
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